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Cette page a été mise à jour le 2026-08-01 et est revue régulièrement.
Jésus, dont le nom évoque le successeur de Moïse, compte au moins deux sœurs dont le nom est inconnu et quatre frères dont deux — Jacques/Jacob et Josès/Joseph— portent le nom de patriarches et les deux autres — Jude et Simon — celui de Judas et Simon, héros de la révolte des Macchabées, semblant attester de la fidélité de la famille à l'identité religieuse et nationale d'Israël. Si Jésus semble avoir eu des tensions avec sa famille qui « ne croyait pas en lui » et dont il se sépare pour pratiquer l'itinérance et peut-être pour rejoindre Jean le Baptiste, il n'en demeure pas moins que la mère de Jésus et ses frères jouent un rôle particulier dans la première communauté d'adeptes dès après la disparition de celui-ci et que Jacques occupe une place prééminente bien attestée au sein de la communauté de Jérusalem. La question des liens de parenté de Jésus avec ses « frères » et « sœurs » a été disputée à partir du IIe siècle avec l’élaboration du concept de virginité perpétuelle de Marie qui rend la présence d'une fratrie gênante : l'Évangile de l'enfance appelé Protévangile de Jacques, aux alentours de 180, « tente astucieusement » de faire de la fratrie de Jésus des « demi-frères » et des « demi-sœurs » nés d'un premier mariage de Joseph tandis que, à la fin du IVe siècle, Jérôme de Stridon, est le premier Père de l'Église à argumenter contre une fratrie au profit de « cousins ».
Sources : fr.wikipedia.org
Cette dernière option, qui mettra du temps à s'imposer dans la mesure où Eusèbe de Césarée au début du IVe siècle parle encore de « race du Sauveur » et que le dogme de la virginité perpétuelle n'est proclamé qu'au milieu du VIIe siècle, est devenue la doctrine de l'Église catholique romaine tandis que les orthodoxes ont opté pour les « demi-frères et sœurs » issus d'un premier mariage de Joseph et les protestants, après avoir suivi la position hiéronimienne, reconnaissent tantôt des frères, tantôt des cousins. À la suite des travaux de l'exégète catholique John P. Meier qui analysent l'argumentaire de Jérôme, la plupart des exégètes critiques et historiens contemporains considèrent que rien n'exige de comprendre les frères et sœurs de Jésus autrement que dans le sens le plus strict des mots ainsi que rien ne permet de soutenir que cette fratrie n'a pas été biologique comme l’affirme unanimement la documentation canonique, ce qui n'empêche pas certains auteurs essentiellement catholiques de défendre l'explication de Jérôme.
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L'Évangile selon Luc raconte comment, huit jours après sa naissance, il a été nommé « Jésus » et circoncis conformément à la loi juive lors de la « présentation au Temple ». L'Évangile selon Matthieu expose un événement connu comme le « massacre des Innocents ». Né de l'imagination hagiographique du rédacteur matthéen, cet épisode met en scène Hérode, prenant peur pour son pouvoir, qui décide de faire tuer tous les premiers-nés de son peuple. Il peut s'agir d'une réactualisation de l'histoire de Moïse persécuté par Pharaon, peut-être fondée sur une réminiscence historique. Les parents de Jésus fuient alors avec leur enfant dans une séquence appelée la « Fuite en Égypte » qui inspirera une importante production apocryphe et influencera la tradition copte. L'évangile selon Luc rapporte encore un incident probablement légendaire au cours duquel, quand il a douze ans, ses parents cherchent Jésus qu'ils retrouvent en conversation avec les docteurs du Temple de Jérusalem. La biographie de Jésus avant le début de sa vie publique, telle qu'elle est relatée par les évangiles canoniques, ne consiste qu'en très peu de faits, disséminés dans différents passages. Ces évangiles cherchant en effet à concilier les courants docétistes et adoptianistes, ils ne peuvent admettre des « outrances si ostensiblement contraires à l'incarnation », telle celle de Jésus enfant aidant ses parents, si bien que Luc imagine qu'il « croissait en sagesse et en grâce » ; telle celle de Jésus apprenant à lire alors qu'il est le Verbe de Dieu.
Sources : fr.wikipedia.org
Ces récits privent Jésus de son enfance, ce qui donne l'opportunité aux apocryphes de l'enfance, traités pédagogiques, livres de catéchisme et à l'iconographie chrétienne de combler les vides en imaginant de nombreuses scènes de l'enfance. Ce sont des écrits apocryphes qui par exemple précisent le nom et le nombre des « rois mages », ou décrivent les parents et la naissance de Marie.
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